Les Ateliers de l'Adaptation au changement climatique

Le risque climatique n’est pas figé. Il est dynamique.
Ses trois composantes (aléa, vulnérabilité et exposition) évoluent
👉 INDÉPENDAMMENT les unes des autres. Par exemple l’évolution de l’aléa est liée aux émissions de gaz à effet de serre passées et à la quantité plus ou moins importante des émissions à venir.
👉 EN LIEN entre elles, notamment en fonction des options d’adaptation que l’on met en place.

Prenons l’exemple décrit dans le graphique.
Dans la situation de départ, trois maisons (= l’enjeu) sont menacées.
L’aléa, c’est la montée du niveau de la mer et les tempêtes ; l’exposition c’est la localisation physique (être sur le littoral) par rapport à la source du danger ; la vulnérabilité, c’est la fragilité des maisons face à l’assaut des vagues.

Quelles sont les OPTIONS D’ADAPTATION ?
1️⃣ LA DÉLOCALISATION DE L’ENJEU
Les trois maisons sont délocalisées (déplacées ou détruites) et les habitants relogés ailleurs en zone sûre. Dans ce cas, comme on supprime une des trois composantes du risque, celui-ci disparaît.

2️⃣ LA PROTECTION PAR UNE DIGUE.
Les maisons sont à l’abri derrière la digue.
Le risque a-t-il disparu ?
Non, car toutes ses composantes sont toujours présentes et peuvent même évoluer du fait même de la présence de la digue.
Les digues créent en effet un sentiment de sécurité qui peut
👉 augmenter l’exposition, en raison de la construction de nouvelles maisons,
👉 augmenter la vulnérabilité, en raison de l’oubli du danger.
Enfin, dans un climat qui change, les extrêmes augmentent :
👉 « La digue peut être insuffisamment dimensionnée. En cas de surverse ou de rupture, la réponse offerte par la digue crée un aléa (submersion rapide) », explique le Haut Conseil pour le Climat.

L’option 2️⃣ est donc ce qu’on appelle une MALADAPTATION
👉 D’abord parce que le risque est augmenté par la réponse elle-même.
👉 Mais aussi parce que « construire des digues contribue à l’émission des gaz à effet de serre (via la fabrique très émissive de ciment), tout en créant potentiellement de nouveaux risques relatifs à l’écoulement des eaux fluviales et en retardant d’autres actions d’adaptation plus soutenables : restauration des zones humides et relocalisation d’activités par exemple. »
Source : rapport 2021 du Haut Conseil pour le Climat

Catégories : Notions de base

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